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contre la Flandre maritime. « Il faut nécessairementremettre à une conjoncture plus propre, écrivait Maza-rin à l’ambassadeur anglais ('), l’exécution du desseinajusté avec Votre Excellence et ne perdre pas unmoment de temps à faire quelque autre entrepriseconsidérable. » Ce que le cardinal méditait, c’étaitde profiter de ce que l’ennemi dirigeait toute sonattention vers le littoral pour s’emparer d’une desplaces qu’il possédait encore dans la Flandre orien-tale. Cambrai, dont la garnison n’était que de400 hommes, parut la plus facile à enlever, etTurenne, qui « approuvait fort ce dessein », futchargé d’en mener à bien l’exécution. Depuis le com-mencement de mai, le maréchal se trouvait sur lesconfins de la Picardie et de l’Artois avec une arméede 24,000 hommes; on décida que, pour mieux don-ner le change à l’ennemi, il s’avancerait vers Aire,sur la Lys, tandis que la cour se transporterait àMontrcuil-sur-Mer pour passer en revue le premiercontingent anglais, débarqué entre Calais et Boulo-gne ; la flotte anglaise devait, au reste, croiser devantGravelines et bloquer Dunkerque, de façon à pré-parer les voies.
Arrivé près de Béthune, Turenne tourna brusque-ment à l’est et, prenant les devants avec sa cavalerie,gagna Cambrai en moins de 24 heures (29 mai) ; laville était déjà investie quand arrivèrent l’infanterie,le canon et les bagages. Immédiatement, le maréchallit travailler aux lignes et aux ponts qui devaient
(•) Mazarin au colonel Lockhart, 24 mai 1657, (Archives desaffaires étrangères.)