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pas du tout. » Ce fut à la vue des Espagnols qu’ilacheva ses lignes et ouvrit la tranchée (24 août) ;toutefois, ils n’assistèrent pas à la chute de la place,qui capitula trois jours après, don Juan d’Autricheet le marquis de Caracena s’étant imaginés qu’ilsferaient lâcher prise au maréchal en allant attaquerArdres. Au contraire, ce fut Turenne qui fit lever lesiège de cette ville : il lui suffit d’envoyer de ce côtéune avant-garde de 4,000 chevaux au moment oùSaint-Venant se rendait; quand il arriva lui-mêmeavec le reste de l’armée, l’ennemi était en pleineretraite sur Bourbourg ( v ).
Après avoir laissé son armée se reposer pendanttrois jours, le maréchal s’empara du château de laMotte-au-Bois, poste de médiocre importance, mais« qui incommodait fort Saint-Venant », et donnaordre de le raser. Ensuite, il se porta sur la Colme,se rendit maître de Watten, de Bourbourg et dequelques autres forts et contraignit les Espagnols àse retirer sous le canon de Dunkerque. Ces succèsrétablirent la bonne intelligence entre Mazarin etCromwell, qui parlait déjà d’exiger le rembourse-ment des sommes dépensées pour l’armement de laflotte anglaise du 1 er avril jusqu’au 1 er septembre, àraison de 25,000 écus par jour. Cependant le Pro-tecteur insista pour qu’on entreprît le siège de Dun-
(') Pendant, le siège de Saint-Venant, les soldats du corps auxi-liaire anglais furent sur le point de refuser le service parce qu’onne leur donnait pas à jour fixe la solde convenue. Pour les con-tenter, Turenne fit couper sa vaisselle d’argent et leur endistribua les morceaux. Ce trait caractéristique, qui nous estrévélé par quelques mémoires contemporains, ne figure pas,est-il besoin de le dire? dans ceux du maréchal.
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