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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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(29 septembre), on eut à repousser 14 escadronsennemis sortis de Dunkerque; toutefois, cette tenta-tive ne fut pas renouvelée : le fort de bois, à moitiédétruit à coup de canon, fut évacué par sa garnisonet le fort de terre capitula après quarante-huit heuresde tranchée ouverte (3 octobre). Conformément auxstipulations du traité de Paris, la place fut aussitôtremise entre les mains des Anglais, qui travaillèrent,de concert avec Turenne, à en réparer et à augmen-ter les fortifications. Les travaux n’étaient pas encoreachevés lorsque la garnison de Dunkerque tenta unesurprise qui échoua, les défenseurs de Mardick ayantété secondés, cette fois, par le feu de quelques vais-seaux anglais embossés dans la rade. Enfin, le mau-vais temps força le maréchal à se retirer « en terrainferme »; il laissa 2,000 hommes à Bourbourg, sousSchomberg, tant pour appuyer Mardick que poursurveiller Gravelines; puis il alla camper à Rumin-ghem, derrière l’Aa (au nord-ouest de Saint-Omer).Il demeura là six semaines encore, s’occupant derendre les canaux navigables et construisant de petitsouvrages, de façon à établir une ligne de communi-cation entre Mardick, Bourbourg et Ardres; enfin,dans le courant de novembre, il alla prendre sesquartiers dans le Boulonnais.

La campagne de 1658 s’ouvrit, comme la précé-dente, « avec de fort méchantes apparences de succès ».Pendant l’hiver, le maréchal d’IIocquincourt renouades intelligences avec les Espagnols et leur livra laplace de Ilesdin; d’autre part, le maréchal d’Aumont-Villequier, gouverneur de Boulogne, se laissa per-suader par des émissaires de l’ennemi que la ville