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flamande d’Ostende ne demandait qu’à se donner à laFrance, résolut d’aller en prendre possession lui-même sur une flottille de débarquement et ne réussitqu’à se faire prendre, lui et la moitié de son déta-chement. L’échec de cette ridicule entreprise, quele cardinal avait pourtant agréée, parut de bonaugure aux Espagnols, tandis qu’à la cour de France,au dire de Turennc, « on décriait les affaires » plusque partout ailleurs. Cette année 1658 devait pour-tant voir la crise décisive de la lutte entre la Franceet l’Espagne et c’était celle-ci qui allait se voir enfincontrainte de demander la paix.
Le premier soin de Mazarin fut de renouvelerl’alliance offensive et défensive avec l’Angleterre, quin’avait été conclue que pour un an. Par ce secondtraité, signé le 28 mars, les contractants s’enga-geaient, cette fois d’une manière expresse, à formerle siège de Dunkerque par terre et par mer, entrele 20 avril et le 10 mai. Ce délai dut être un peuprolongé, le cardinal et le Roi ayant voulu aupara-vant essayer de reprendre llesdin, inutilement d’ail-leurs. Néanmoins, le 18 mai, Turennc entra enFlandre, par Saint-Venant, à la tête de 7,000 ou8,000 hommes, fit enlever en passant 2 régi-ments d’Irlandais à la solde de l’Espagne qui occu-paient Cassel, et, le 23, arriva à Soex, près deBergues, décidé à attaquer Dunkerque, ne fùt-ccque pour « faire voir naïvement aux Anglais quel’on faisait tout son possible pour l’exécution du,traité ».
L’investissement de la place présentait des diffi-cultés considérables. Le pays qui l’avoisinait, coupé