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des cavaliers, elle n’en devait pas compter plus de10,000 au début de la journée.
L’action s’engagea vers 8 heures. Après plusieursdécharges d’artillerie, qui jetèrent d’autant plus faci-lement le désordre dans les rangs des Espagnols queceux-ci n’avaient pas une pièce pour répondre,Turenne ordonna à son infanterie de se porter enavant par la gauche, tandis que Castelnau fileraitavec sa cavalerie le long de l’estran pour prendrel’ennemi en flanc. Les Anglais furent les premiersengagés, et avec beaucoup de vigueur, quoique au prixde pertes sérieuses, ils enlevèrent une haute collinede sable qui formait le principal point d’appui de ladroite espagnole. Le duc d’York chercha à les arrêter,mais n’y réussit qu’un instant ; le feu des bâtimentslégers de la flotte anglaise, qui s’étaient approchés leplus possible pour prendre part au combat, l’empê-châ de rallier les fuyards, et quand la mer, quibaissait alors, eut suffisamment découvert la plage,l’irruption des escadrons de Castelnau décida la vic-toire de ce côté j 1 ).
Elle fut plus disputée à l’aile opposée. Créqui,s’étant avancé à son tour, avec trop peu de monde,à ce qu’il semble, et sur un front trop étendu, se vitchargé avec impétuosité par Condé et repoussé endésordre; peu s’en fallut que le prince ne perçât
(') Don Juan d'Autriche a cherché à so disculper do n’avoir pasplacé de cavalerie sur son flanc droit, c’est-à-dire sur l’estran, enalléguant que la mer était haute quand il rangea ses troupes.Mais il n’avait qu'à tenir un certain nombre d’escadrons àproximité de façon à profiter du reflux qui allait commencer,comme Turenne le fit si bien.