— 254 —
la première moitié du xvu'’; la bataille des Dunesl’acheva. Quant aux pertes par le fer et par le feu,elles ne furent pas bien considérables : don Juan eut« au plus » 1,000 hommes hors de combat j 1 );Turenne de 300 à 400 hommes, Anglais compris.
Napoléon déclare que « la bataille des Dunes estl’action la plus brillante de Turenne », tout en remar-quant cependant que le maréchal « n’a fait nimanœuvre, ni rien qui soit hors de la marche ordi-naire »; de fait, ce qu’il faut surtout louer dans laconduite du commandant en chef de l’armée fran-çaise, c’est la décision dont il fit preuve en attaquantl’ennemi, sans lui donner le temps de se retrancheret de faire venir son artillerie; mais, d’autre part,ondoit reconnaître que l’ineptie et la « coupable négli-gence » de son adversaire lui facilita la tâche et que,comme dit encore Napoléon, « don Juan a bienmérité sa défaite ». Quoi qu’il en soit, la victoire du14 juin 1658 jeta un vif éclat sur les armes fran-çaises, et son effet moral fut immense. Le Roi, qui« ne se sentait pas de joie », selon l’expression deMazarin, n’avait plus qu’à « chercher quel progrès ilvoudrait faire, la faiblesse des ennemis était tropconnue et trop visible pour douter qu’il n’y eût lieud’entreprendre tout avec succès ».
Néanmoins, Dunkerque tenait toujours. Le désastreéprouvé par l’armée de secours n’avait fait qu’en-flammer le courage de l’énergique marquis de Leydc.
n’avait pas dépendu de lui que le résultat ne
(fi D'après les Mémoires de Turenne; La Mesnardiôre ( Rela-tions de guerre) dit 800 hommes; le duc d’York, 400 seulement.