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la Bidassoa, sur la frontière franco-espagnole, letraité dit des Pyrénées. La France conservait l’Artois(moins Aire et Saint-Omer), le Roussillon, l’Alsace,précédemment cédée par l’Empereur, mais surlaquelle la branche espagnole de la maison d’Autricheavait des prétentions; elle acquérait déiinitivementles places de Gravelines, de Bourbourg et de Saint-Venant, en Flandre; du Quesnoy, de Landrecies,d’Avesnes, de Philippeville et de Marienbourg, dansle Hainaut; de Thionville, de Damvillers et de Mont-médy, dans le Luxembourg. 11 est vrai qu’elle rendaitses dernières conquêtes dans les Pays-Bas : Ypres,Audenarde, Menin, Comines, Fûmes, Dixmude,Bergues et la Bassée; mais, d’autre part, elle recou-vrait Ilesdin, le Câtelet et Rocroy, et si elle s’enga-geait à restituer la Lorraine au duc Charles IV, c’étaità condition qu’il démantèlerait Nancy et toutes scsplaces fortes ; comme ce prince n’y voulut point con-sentir, ses États restèrent aux mains des Français.Le prince de Condé « ayant témoigné sa douleur dela conduite qu’il avait tenue depuis quelques annéeset promis de réparer le passé par une entière obéis-sance », était reçu en grâce et rétabli dans scs char-ges, privilèges et dignités. Enfin, Louis XIV épousaitl’infante Marie-Thérèse, fille de Philippe IV, et le con-trat de ce mariage, quoique rédigé séparément, n’étaitpas la partie la moins importante du traité. En effet,obligé d’admettre, à son corps défendant, la renoncia-tion de l’infante à toute prétention sur la successiond’Espagne, Mazarin eut soin de faire stipuler quecette clause ne serait valable que moyennant lepayement d’une dot de 500,000 écus d’or; comme