cil dégarnissant les moins importantes des trop nom-breuses places que l’on avait, à garder et où l’on nepouvait laisser que des garnisons insuffisantes pourune défense convenable; mais les États-Généraux, cir-convenus par la bourgeoisie des villes qu’il s’agissaitd’abandonner ainsi aux entreprises de l’ennemi, n’yvoulurent point consentir; et d’ailleurs, si courte quedût être la résistance de ces places, on pensait quelleservirait du moins à retarder les progrès des Fran-çais. Far contre, on pourvut sérieusement à la con-servation de Maestricht, poste avancé d’une grandeimportance, enclavé dans les possessions espagnoles :on y mit une garnison de 10,000 hommes, auxquelsvinrent se joindre 3,000 Espagnols ou Wallons.Disons tout de suite que ce faible secours et l’envoid’un corps de 6,000 hommes qui débarqua à Os-tende, mais ne sortit des Pays-Bas que dans les der-niers jours de la campagne, fut tout ce que le roid’Espagne put faire cette année-là pour ses nouveauxalliés.
Les Etats-Généraux eurent, d’autre pari-, le tortde rejeter la proposition, faite par le grand pen-sionnaire Jean de Witt, de tomber à. l’improvislesur les places du Rhin, où Louvois avait formé desmagasins, et de disperser, avec le corps qui lescouvrait, les troupes que l’électeur de Cologne etl’évêque de Munster commençaient à rassembler.« Une telle opération aurait eu le résultat heureuxde.retarder l’entrée en campagne des Français, puis-que dans ce temps les années n'osaient encore en-treprendre de pénétrer dans les contrées les plusfertiles sans avoir des magasins préparés sur leur
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