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route ('). » Mais « Leurs Hautes Puissances » —c’était le titre officiel des Étals — n’avaient pas perdutout espoir d’apaiser le ressentiment de Louis XIV etrefusèrent d’autoriser toute action offensive sous pré-texte que la guerre n était pas déclarée.
Elle n’allait point tarder à l’être, les Françaisayant maintenant terminé leurs préparatifs. Le pland’opérations, qui consistait à envahir la Hollande parl’électorat de Cologne, comme l’avait prévu le princed’Orange, avait été définitivement arrêté dans ungrand conseil de guerre auquel avaient pris partTurenne et Condé. Toutefois, si Ton eût écouté cedernier, on aurait ouvert la campagne par le siègede Maestricht, tandis que Turenne lit observer avecraison qu’il faudrait beaucoup de temps pour prendreune place aussi forte et que Ton savait défendue parune garnison nombreuse. 11 est vrai que, par sa posi-tion même, elle constituait une menace pour les com-munications des Français, et qu’on ne pouvait sedispenser de la bloquer; mais l’essentiel était des’emparer le plus tôt possible des places qui ouvraientle chemin de l’Yssel, c’est-à-dire d’Orsoy, de Rhein-berg, d’Emmerich, de Wcscl, etc., si Ton voulaitécraser les Hollandais avant que l’électeur de Bran-debourg, qui commençait ses armements, eût letemps de se porter à leur secours. Cet avis prévalut,et dans les premiers jours de mai, Louis XIV vint semettre à la tête de ses troupes f).
(') Général Boutourun, Examen critique des quatre der-nières campagnes de Turenne.
( 2 ; Pour éviter - Iss conflits d’autorité, Louis XIV ont, soin dé-régler les rangs et préséances avant l’ouverture de la campagne.