ordres du marquis de Nancré, était détaché vers At-hpour observer les mouvements, du reste peu inquié-tants, des Espagnols.
Le 9 mai, Turenne prit les devants avec 20,000hommes d’infanterie, 3,000 de cavalerie et 30 canons,appela à lui le corps de Chamilly et s’achemina surTongres et Bilsen ; l'occupation de ces deux villes etsurtout la prise de Maaseyk, qui'est situé sur laMeuse à sept ou huit lieuçs en aval de Maestricht,dont elle coupait les communications avec les Pro-vinces-Unies, permit aux Français de resserrer lagrande place hollandaise ; le blocus fut confié àChamilly, auquel on laissa 5,000 fantassins et4,000 chevaux, et Turenne rejoignit avec le reste deses troupes l’armée du Roi, qui, pendant ce temps,avait descendu la Meuse jusqu’à Visé, entre Liège etMaestricht. De son côté, Condé s’était avancé à tra-vers les Ardennes jusqu’à la Chartreuse de Rober-mont, en face de Liège; s’étant rendu de sa personneà Visé le 19 mai, il essaya encore une ibis de déciderle Roi à assiéger Maestricht; mais Louis XIV persistadans le plan que Turenne avait fait adopter, et ilfut définitivement arrêté que l’on marcherait sansretard sur le Rhin. Condé devait passer sur la rivedroite du fleuve pour s’emparer de Wesel, tandis quel’armée principale entreprendrait les sièges d’Ürsoy,de Rheinberg et de Biidcrich. « J’ai estimé plusavantageux à mes desseins et moins commun pour lagloire d’attaquer tout à la fois quatre places sur leRhin, écrivait Louis XIV à Colbert, et je commandeactuellement en personne à tous les quatre sièges :j’espère qu’on ne se plaindra pas que j’aie trompél’attente publique. »