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que Quincy proclame « l'action hi plus brillante durègne de Louis XIV », mais qui n’apparaît à Napo-léon que comme « une opérai ion militaire de qua-trième ordre », et qui, de l'ait, ne méritait guèred’être immortalisée par l’art et par la poésie (’).
La largeur du fleuve empêcha de terminer avantle lendemain, 13 juin, le pont sur lequel devaientpasser l’infanterie et l’artillerie; la cavalerie resladonc isolée sur la rive gauche pendant toute unenuit, et avec un peu de hardiesse, le prince d’Orange,qui s’élail avancé jusqu’à Àrnhem, aurait pu facile-ment venger sur elle la défaite de Wiirtz. Mais il nesongea qu’au danger que lui faisait courir l'entréedes Français dans le lieluwe, abandonna en toutebâte la ligne de l’Yssel et se replia avec toutes sestroupes sur Utrechl, après avoir renforcé les garni-sons de Deventer, Zutpben, Doesborgh, Àrnhem etNimègue.
Malgré sa retraite précitée, l’armée hollandaise seserait trouvée fort compromise, si la moitié seulementde l’armée française se fût mise aussitôt à sa pour-suite. Mais Louis XIV, entraîné par sa prédilectionpour ia guerre de sièges, en jugea différemment; il
(') Tous los contemporains no furent d'ailleurs pas aussiéblouis que les courtisans par co fameux passage. Le lieutenantgénéral marquis do Fcuquiôres, qui avait fait la campagnede 1672 en qualité d'aide do camp du duc de Luxembourg, sonparent, dit que - c’est une action où la seule témérité a été la,raison do la réussite, cl qu’elle uo doit jamais être citée, commeun exemple à suivre ». (Mémoires de M. de Feuqniires, conte-nant scs maximes sur la guerre et l’application des exemples auxmaximes.) Il est vrai que do Fouquières est connu pour la libertédo ses jugements.