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voulut avant tout se rendre maître-de Doesborgh etde Zutphen, qu’il se chargea de réduire lui-mêmeavec l’armée principale, tandis que Turenne, appeléà remplacer Condé dans son commandement, s’empa-rerait d’Arnhem et de Nimègue, et que Luxembourg,qui venait de se rendre maître de Groil, prendraitDeventer, Zwolle et les autres places de l’Over-Yssel.De ces divers sièges, qui occupèrent la fin du moisde juin et une partie du mois de juillet, il n’y aguère que celui de Nimègue qui mérite une mention;encore n’exigea-t-il que six jours de tranchée ouverte.On s’étonne de la facilité avec laquelle se rendirentl’une après l’autre, et souvent à la première somma-tion, les garnisons hollandaises; à la vérité, ellesfurent plus d’une fois contraintes à capituler par lapopulation elle-même ; mais les troupes qui gardaientdes postes purement militaires comme les ‘forts deSchcnk, de Knotzenburg, de Saint-André, etc., nese défendirent pas plus vigoureusement. Sans doute,c’était en majorité des milices ou des corps de nou-velle levée : mais, en général, les milices les plus-inexpérimentées sont capables de tenir quelque tempsderrière des remparts, et pour expliquer de tellesdéfaillances, il faut faire entrer surtout en ligne decompte l’ineptie des commandants (’) et l’absence de
(') Nous avons dit- qu’on n'exigeait doux aucune capacité pro-fessionnelle et que la politique dictait seule les choix. C’est ainsique le gouverneur du fort de Selienk, l’un des postes les plusimportants de la ligne du Rhin, était un jeune homme dedix-neuf ans, nommé Terhoif, fils du bourgmestre d’une grandeville, et qui ne devait naturellement sa place qu’à l’influence deson père. Il faut,.toutefois, faire une exception en faveur du braveRabenhaupt, qui défendit un peu plus tard Groningen avec-