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qui devaient lui donner beaucoup de préoccupations;la construction du pont de Weissenau ne s’effectuaitqu’avec une inconcevable lenteur et, lorsque tout futprêt, Montecuccoli déclara que les ordres de sa courlui interdisaient de passer le Rhin, de sorte que Fré-déric-Guillaume dut rester bien malgré lui aux envi-rons de Mayence.
Dans le même temps, le prince d’Orange déployaitplus d’activité, mais en perdait tout le fruit par unesérie de fautes. Ayant réuni ses 20,000 hommes àRoosendaal, près de Berg-op-Zoom, il voulut toutd’abord enlever aux Français leurs conquêtes de l’étédernier et tenta d’enlever le poste de Woorden, quicouvrait le centre des cantonnements du duc deLuxembourg ; toutefois, ce dernier résista si vigoureu-sement que le prince renonça à son projet et ne songeaplus qu’à passer la Meuse pour donner la main auxBrandebourgeois et aux Impériaux. Ce n’était pas lecorps français, laissé en observation devant Maestrichtet maintenant commandé par le duc de Duras, quipouvait barrer la route à l’armée hollandaise, àlaquelle le comte de Monterey, gouverneur des Pays-Bas, promettait d’ailleurs un renfort de 10,000 Espa-gnols. Mais au lieu d’agir avec la masse de ses forces,le stathouder en laissa les trois quarts dans l’inac-tion à Roosendaal, et ce fut avec 4,000 chevaux seu-lement qu’il se porta sur la Meuse. A l’approche del’ennemi, le duc de Duras leva le blocus de Maestrichtet prit derrière la Roér une position avantageuse,que le prince d’Orange essaya vainement de forcer,même après qu’il eut été rejoint par 7,000 chevauxenvoyés par Monterey. Tout ce qu’il put faire fut