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d’enlever le château de Fauquemont, où les Françaisn’avaient laissé qu’une garnison de 200 hommes (7 dé-cembre). Alors, il changea pour la troisième fois deplan, appela à lui toute son armée, et se tournantvers la frontière française, vint mettre le siège devantCharleroi (15 décembre). Mais peu de jours après, ilapprenait qu’à la faveur de la gelée le duc deLuxembourg avait pénétré dans la Hollande méri-dionale et marchait sur la Haye, ce qui l’obligeait àreprendre le chemin du Nord (22 décembre). Quandil arriva à Alphen, sur l’Oude Rhyn, le dégel avaitdéjà forcé Luxembourg à regagner Utrecht, -et aprèstoutes ces entreprises mal concertées, le prince seretrouva exactement dans la même situation qu’àl’époque du départ de Turenne pour l’Allemagne.
L’année ne finissait pas mieux pour l’électeur deBrandebourg. Depuis que le mauvais vouloir desImpériaux l’avait forcé de s’arrêter au Rhin, il n’avaitplus rien tenté — si ce n’est un coup de main infruc-tueux contre la tête de pont d’Andernach — et sem-blait borner son ambition à se maintenir en avant dufleuve, ce qui ne lui procurait d’autre avantage quede vivre aux dépens de l’électorat de Mayence. Tou-jours cantonné à Wittlich et aux alentours, et encommunication avec le prince de Condé, qui s’étaitavancé jusqu’à Sicrck, Turenne, maintenant rassurédu côté du prince d’Orange, attendait patiemmentque son adversaire eût pris un parti. A la fin, Fré-déric-Guillaume se décida à marcher sur la West-phalic, dans l’espoir de forcer au moins l’évêque deMunster à renoncer à l’alliance de Louis XIV, projetpeu compromettant auquel Montecuccoli adhéra sans