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Lorrains à Bonn, où il remit le commandement auduc de Bournonville. Luxembourg put alors marchersur la Meuse et ce n’est qu’après qu’il eut gagné sansencombre Maestricbt que le prince d’Orange s’avisade manœuvrer pour le couper de la France; mais,dans le même temps, Louvois sc résolut enfin à Taireun effort pour dégager le duc, auquel le comte deSchomberg, envoyé sur la Sambre avec 4,000 che-vaux, parvint à ouvrir la route de Charlcroi (15 jan-vier 1674).
A cette date, il y avait plus d’un mois que Turenneavait pris ses quartiers d’hiver sur la Sarre. Louvoisl’avait bien sollicité de se porter dans l’électorat deCologne et de se jeter sur les Impériaux isolés, nemanquant pas de lui démontrer les grands résultatspolitiques et militaires d’une marche hardie, commecelle qu’il avait exécutée l’année précédente, à pareilleépoque. Mais le maréchal, irrité contre le ministreet mécontent de lui-même, avait répondu que lescirconstances n’étaient plus les mêmes — non plusque les moyens d’exécution. Aussi Louvois écrivait-ilà l’un de ses familiers : « Personne ne doute del’avantage qu’il y aurait de pouvoir tomber présente-ment sur les Impériaux ; mais ceux qui commandentles armées disent que vingt lieues de marche encette saison détruiraient plus une armée que la perted’une bataille; sur quoi personne n’étant en état derépliquer, il faut remettre la partie au printempsprochain p). »
Ce n’était assurément pas le secrétaire d’Élat à la
(') Louvois à Courtin, 19 décembre 1G73.