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leur poursuite par la Bergsirasse ; mais une fuiteaussi rapide les ayant bientôt mis hors d’atteinte, ilne jugea pas à propos de pousser au delà du Main,mouvement qui l’eût entraîné trop loin de sa based’opérations. Il s’arrêta à Zwingenberg, au pied duMelibocus, et revenant sur le Neckar (15 juillet), ils’établit entre Weinlieim, Mannheim et Heidelberg, ,s’étendant le plus possible pour vivre aux dépens dupays. Il ne se borna pas, toutefois, à en tirer sa sub-sistance : dans la vue de priver l’ennemi des res-sources qu’il pourrait laisser derrière lui, il soumitcette malheureuse contrée à une dévastation métho-dique, en quoi il ne fit d’ailleurs que se conformerseulement aux instructions de l’inflexible Louvois (').
Cependant le plan de campagne des alliés ne sedessinait pas beaucoup plus vite dans les Pays-Basque sur le Rhin. Le mois de juillet était arrivé sansque le prince d’Orange, le comte de Monte rey et le
(') Quoique moins systématique et moins implacable que ladévastation du Palatinat, ordonnée par le môme ministreen 1689, cette « exécution « fut menée avec beaucoup derigueur. Peter (Der Kricg desgrossen Kurfürsten gegen Franh-reich ) affirme que 16 villages furent complètement rasés,11 incendiés et 5 aux trois quarts détruits. On sait que les Alle-mands n’ont pas perdu te souvenir de cos ravages, qui ont valu àLouvois une réputation de barbarie assoz méritée. Cependant, ilne faut pas oublier qu’on sortait à peine de la guerre de Trenteans, où de tels excès étaient de pratique courante, aussi biendans un parti que dans l’autre. On s’v croyait autorisé par ledroit de la guerre, si rigoureux et si cruel à cette époquo — ceque l’Electeur palatin reconnaît d'ailleurs lui-même dans unelettre du 27 juillet 1674, adressée à Turonne. Quand les habi-tants refusaient de contribuer, on s’en vengeait sur leurs pro-priétés et souvent même sur leur personne : c’est ce qu’onappelait “ faire le dégât ».