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juillet, Turenne ne put se résigner à céder l’Alsacesans combat : « Une armée comme celle de l’ennemi,représentait-il à Louvois, en la saison où l’on est, nepeut songer qu’à chasser l’armée du Roi d’Alsace,n’ayant ni vivres, ni moyens d’aller en Lorraine queje ne sois chassé du pays » (’). Il attendait encore laréponse, lorsqu’il apprit par le gouverneur de Phi-lippsbourg que les Impériaux avaient franchi le Rhinet étaient en marche sur Durlach et Rasladt : on nepouvait plus douter que l’objectif de Bournonville nelut Strasbourg, et tout dépendait de la détermina-tion que prendraient les magistrats de cette ville.Sachant que s’ils étaient assez disposés à observer laneutralité, il n’en était pas de même de la populalion,naturellement portée à favoriser les Allemands, lemaréchal lit partir aussitôt de Winden un détache-ment de 6 balaillons, 24 escadrons et G pièces, sousle marquis de Vaubrun, afin de se saisir du pont delvehl avant'l’arrivée de l’ennemi (22 sëptembre).
Vaubrun marcha avec la plus grande célérité, puis-qu’il parut le lendemain soir sous les murs de Stras-bourg; malheureusement, au lieu de courir au pontsur-le-champ, il crut devoir entrer en pourparlersavec les magistrats, ce qui donna à l’avant-gardeimpériale le temps d’atteindre Kehl. Le 2b, aumoment où Turenne arrivait à son tour, les bour-geois livraient le passage aux dragons de Caprara etfaisaient même tirer quelques coups de canon sur lecamp de Vaubrun, qui se voyait obligé de se retirerderrière l’ill ( 2 ).
0) Turenne à Louvois, 13 septembre.
p) Napoléon dit A ce propos : « Le ministère français avait