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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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forma en carrés les 7 bataillons qui lui restaient etsoutint énergiquement l’effort de la cavalerie ennemie ;mais alors celle-ci évolua avec rapidité pour prendre àrevers la cavalerie du comte de Lorges, et la gauchefrançaise eût vraisemblablement été rompue, si legénéral impérial eût fait soutenir par sa secondeligne l’attaque qu’il avait ordonnée avec tant d’à-pro-pos. Heureusement pour les Français, il n’y pensapas et Lorges, restant supérieur en nombre, repoussaCaprara sans trop de peine. Ce n’est que lorsque ladroite des Impériaux eut été ainsi refoulée endésordre que les dragons et les quelques troupeslégères de l’extrême droite s’avancèrent dans la direc-tion de Lingolsheim, mouvement que les dragonsfrançais et un bataillon d’infanterie, jetés dans le bois,ne tardèrent pas à arrêter par un feu de flanc biendirigé.

L’avantage restait donc à Turenne, sur toute laligne; mais, en somme, la position primitive desAllemands était à peine entamée, et pour achever savictoire, il eût fallu que le maréchal les chassât aumoins d’Enzheim. Mais, entre ce village et le boisdont il avait 'fini par se rendre maître, le terrain étaitsi coupé qu’il n’osa' pas pousser en avant son infan-terie harassée de fatigue et se borna à entretenir lecombat jusqu’à la nuit par une canonnade sans grandeffet. Les deux partis profitèrent de l’obscurité pourse retirer, Bournonville derrière 1*111, sous le canonde Strasbourg, Turenne entre Àchenheim et Breusch-weikersheim, sur la rive gauche de la Brusche;néanmoins, afin d’affirmer son succès, le maréchallaissa jusqu’au matin sur le champ de bataille une