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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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arrière-garde de 16 escadrons qui ramassa 10 canonsque l’ennemi avait abandonnés. « On peut bienpenser, pour ce qui regarde l’armée du Roi, combienla longue marche sans repos (de la Wanzenau à IIolz-lieim) et un combat de neuf heures entières durantla pluie ont contribué à l’empêcher de suivre lesennemis (*). »

Des deux côtés, les pertes étaient considérables :les alliés avaient eu environ 3,000 tués (seulement2,500 d’après leurs relations) et beaucoup de blessés;les Français avaient 3,500 hommes hors de combat(dont 2,000 morts); quant aux prisonniers, ils étaienten très petit nombre : « Dans les charges de cavale-rie, disait Turenne, on n’avait guère fait de quar-tier. »

On n’a que peu de chose à ajouter au récit quiprécède. Si la résolution que prit Turenne de livrerbataille, malgré l’infériorité de ses forces, pour tâcherde mettre Bournonville hors de cause avant l’arrivéeimminente du Grand Électeur, et la marche rapidepar laquelle le maréchal joignit l’ennemi, sont dignesd’éloge, il est difficile d’admirer la façon décousuedont il conduisit l’action. « Turenne, dit Napoléon,devait refuser sa gauche, ce qui eût rendu impossiblela manœuvre habile qu’a faite le duc de Bournonville,et il n’aurait pas couru la chance de perdre la ba-taille. .. Si après la prise du petit bois que l’ennemidéfendait de tous ses moyens, il eût poussé son avan-

(') Relation de la bataille d'Enzheim. Descliamps dit pareil-lement : “ La pluie continuelle et la lassitude des soldats parleur marche et par la boue, a été d'une conséquence non pareilledans cotte action. «