de secours plus sérieux que la cavalerie de l'arrière-ban, fort brillante, mais nullement préparée à laguerre, et sur laquelle il faisait peu de fonds. Le16 octobre, il écrivait à Louvois, de Marlenheim :« L’armée des ennemis est en marche d’hier deçà leRhin... ce qui est d’une conséquence qui ne peuts’exprimer. Strasbourg leur donne un avantage au-quel on ne peut remédier qu’en ne perdant pas unmoment de temps pour soutenir l’année par des ren-forts et des vivres. Il faudrait promptement envoyerici tout ce qui n’est pas nécessaire en Flandre. » Cene fut pourtant que vers la lin du mois d’octobrequ’arrivèrent les premières troupes empruntées àl’armée de Condé; le reste rejoignit successivementet Turenne se trouva à la tête de 20 bataillons et de$0 escadrons de plus, ce qui porln le total de sesforces à 30,000 hommes environ ('). Mais l’annéealliée s’était accrue dans de plus fortes proportions et
troupes. Les officiers ne valent pas mieux; il n’y a presque pasun qui sache rien et l’on dit que le pire de tous est le généralDortling (Deifflingeij qui aura le commandement : il parait sansaucun mérite et l’opinion commune est, qu’il n’en a pas. » Quantau prince de Ilombourg, qui était placé à la tête de la cavalerie,Verjus le dépeint on une ligne : « On tient qu’il serait capablede commander une compagnie, s’il avait le sens commun. •>Ces citations sont empruntées à l’ouvrage déjh cité do Peter(])er Krieff des Grossen Kurfilrsten gegen Franhreich), qui lesa tirées du recueil : Urkunden und Actenstüche sur Geschichtedes Kurfilrsten Friedrich Wilhelm von Brandenburg.
(') Il ne se fit rejoindre toutefois que par les 20 bataillons et50 escadrons, la rareté des fourragos dans la basse Alsacel’ayant obligé à faire arrêter sur la Sarre les 30 escadronsrestants. D’autre part, il ft repasser en Lorraine les gentils-hommes de l’arrière-ban, qui, un peu plus tard, furent renvoyésdans leurs foyers.