QLADRUMANES. 1 Gl
Ils ont les Irois sortes de dents : quatre ineisives ä chaque mächoire; les deux moyennes pluslarges que les laterales; deux canines, longues et etroitcs ä la mächoire inferieure, beaucoup plusepaisses ä la mächoire opposee. La canine inferieure n’est en rapport, dans l’aetion des mächoires,qu’avec la canine superieure et par sa face posterieure. La canine opposee est de plus en rapportavec la premiere molaire, ce qui fait qu’elle s’use toujours beaucoup, devient tranchante en avantet en arriere, et est, pour ces animaux, une arme des plus puissantes; les molaires sont au nomhrede cinq de chaque cöte des deux mächoires : ä la mächoire inferieure, la premiere montre, ä sa cou-ronne. une particularite bien remarquable, en ce qu’ä sa partie anterieure eile descend oblique-ment et vient s’appuyer contre la canine de la meme mächoire, de maniere qu’elle offre ä la caninesuperieure un plan incline, ce qui doit donner ä l’action de ces dents un pouvoir extraordinaire; laseconde a, en avant, un tubercule pyramidal partage en deux, d’avant en arriere, par une echan-crure, comme la partie anterieure de la premiere. La derniere molaire ne differe des deux precö-dentes que par un talon posterieur qui a necessite une racine de plus qu’aux autres. A la mächoiresuperieure, les deux premieres molaires ne presentent qu’un tubercule partage en deux, d’avant enarriere, les trois autres ressemblent entierement ä deux molaires moyennes de la mächoire d’en bas,la derniere n’ayant point de talon. Ces dents paraissent suivre, dansleur developpement et lcur suc-cession, les memes lois que celles de l’homme
Fig. 155. — Babouin noir.
Lesjambes des cynocephales n’ontpas sensiblement de mollets, et leur cuisse ne se termine pointpar une fesse saillante, conditions indispensables ä la Station verticale; mais ils ont au derriere, dechaque cöte, une callosite sur laquelle ils s’asseyent, et qui semble etre produite pour garantir latuberosite de l’ischion. Leurs extremites sont terminees par des mains semblables aux nötres, dontles doigts sont libres, et les pouces separes et opposahlcs aux autres doigts : mais les pouces desmains anlerieures sont beaucoup plus courts que ceux des mains posterieures; les ongles sont plusou moins aplatis, mais longs et epais, ce qui fait que ces animaux s’en serventpour pincer et ecor-cher. La partie interne de ces quatre mains est tout ä fait nue, et forme un Organe tres-delicat du1(3 21