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Quadrumanes.
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UIST01RE NATURELLE.

chinois, que nous placions devant un miroir, faisait !a grimace son imagc, et s’cmpressait de,tourncr elendere la glace, croyant y Irouvcr un individu de son espece, absolumcnt de la memomaniere que le faisaient les negres occanicns soumis ä la meme ßpreuve. (Lesson.)

Los ouistitis adultes n’ont jamais rnontrß bcaucoup d’intelligence; tres-defiants, ils sont assczattentifs ;t cc qui so passe autour d’cux; et on pourrait leur eroire de la pßnßtration, ä n’cn jugerque par leurs grands yeux toujours en mouvement et la vivacitö de leurs regards. Cependant ilsdistinguent peu les personnes, se mefient de toutes, et mcnacent indifferemmenl de leurs morsurescelles qui les nourrissent et celles qui les voient pour la premiere fois; peu susccptibles d’affection,ils le sont beaucoup de colere; la moindre contrarietß les irritc; ils dressent alors leurs longs poilset croient faire peur autant qu’ils sont eux-memes effrayes; et lorsque la crainte s’empare d’cux, ilseherchent ä se caeher en jetant un petit cri sourd mais penetrant; d’aulres fois, et saus molifs ap-parents, ils poussent un sifllement aigu qu’ils prolongent singulierement sur le meme ton. 11s ontbesoin de deposer souvent de l’urinc, et ils le font toujours au meine endroit et en s’accronpissant.(Fredeiiic Cuvier.)

Los ouistitis n’ont plus de pouces dans le sens physiologique de cettc expression. Ce doigt auspieds de derriere est rßduit ä l’existence d’un petit tubercule; aux pieds de devant, il est un peuplus long, mais, rapproche des aulres, il a perdu tout caractere de spßcialite; il agit, s’ouvrc et seferme connne les autres doigts de la main. Mais il y a micux: toute la main a beaucoup perdu de sallexibilite, eile ne jouit point de la mßme faculte de prßhension ; ce n’est plus que dans de grandesoccasions que le caractere indelebile du singe se reproduit, et que les petites mains des arctepi-theques sont employßes ä se fermer sur des corps dßtaclißs, ä les saisir et ä porter la bouche.Une destination plus importante semble indiquße par l’entiere et toute merveilleuse aptitude de leursmains, puisque par eiles, par leur puissante faculte, ces singes sont si entraines et tixßs dans leurviedemi-aerienne, qu’ils sont contraints d’aller se refugier et vivre dans les bois. Les arctopithequcsont les memes besoins, et non les niemes moyens; mais, s’ils ont les meines besoins, ils sont appclesä y satisfaire par une Organisation differente et equivalente seulement en fonetion: leurs ongles sontlongs, courbes et aceres ä la pointe; ils ne fonnaient cliez les autres singes qu'un ßtui protegeantla surface supßrieure de la derniere phalangc; les voilä, par un exces dans le volume et Temploi,Iransformes en de veritables griffes; griffes innoccntes cependant; car dies n’ont d’autre effet quede donner aux arctopitbeques les moyens de gravir le long d’un plan vertieal, comme le font lesecureuils: dies leur menagent une autre sortc d’allure sur les arbres: leurs mains, insuflisantes pourla prehension, trouvent une faculte nouvelle dans leurs griffes. (Geoffiioy Saint-Hilmre.)

La petitc taille des ouistitis leur pennet d’evitcr les brutalites des singes, plus grands, plus fortset generalement querelleurs; ils sautent faeilemcnt aux dernieres branelies des arbres, branehesauxquelles ces derniers ne peuvent arriver a cause de leur poids.

Leurs mocurs, dans l’etat de nature, sont peu connues, et l’on ne trouve en effet, dans les ou-vrages des voyageurs qui ont parcouru l’Amerique meridionale, presque aucun detail qui merited’elre rapporte. Au contraire, plusieurs especes ayant ete frequemment transportßes en Europa, ets'y etanl meme reproduites, les naturalistes ont pu faire sur dies d’interossantcs observations. Fre-deric Cuvier a pu observer trois especes : le tamarin negre, le marikina et l’ouistiti vulgairc, et,nous avons nous-niemc vu vivantes ces dcux dernieres dans la menagerie du Museum. Edwards aegalement eu oceasion d’etudier sur un assez grand nombre de snjets les mocurs du jncclms vul-garis, comme on peut le voir dans scs Glanures d’Insloire naturelle , t. I, p. 15; et les remarquesqu’il a faites s’accordent assez bien avec celles de Frederic Cuvier . Enfin, notre collaboratour Au-tlouin, ayant possßdß pendant longtemps deux individus de cettc derniere espöcc trüs-bien appri-voises et tres-familiers, a pu aussi faire de nombreuses observations qu’il a bien voulu nous com-mtiniquer, et dont quelques-unes sont veritablcmcnt tres-curieuscs. Chacun sait, par l’cxperiencejournaliere, qu’un chien, place devant un miroir, ne reconnait pas dans l’imago qui se presente ases yeux celle d’un animal de son espece, et qu'A bien plus forte raison, la vue, d’un tableau neproduit sur lui aucune impression particuliere. Il en est bien autrement des ouistitis : Audouins’est assure, par des experiences plusieurs fois repelees, que ces singes savont tres-bien reconnaitredans un tableau, non pas seulement leur imagc, mais meine celle d’un autre animal. Ainsi, l’aspcetd’un chat, et, ce qui semble plus remarquable encore, I’aspect d’unc guepe, Icurcausent une frayeur