ARMÉE DE PARIS.
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tion et le danger public devaient inspirer. Biensouvent on avait engagé une affaire sans lui de-mander son avis; bien souvent encore, aprèsavoir réclamé ses conseils, on ne les avait passuivis : en de telles conjonctures, il avait quandmême obéi aux instructions qui lui étaient don-nées, bien qu’elles fussent parfois contraires à sapropre opinion. Il devait donc rejeter bien loinde lui la responsabilité du triste dénoûment qui sepréparait, et son premier mouvement fut de refu-ser le commandement qui lui était imposé et quirisquait de l’obliger à mettre sa signature sur unacte non moins douloureux que fatal. Le généralse rendit donc chez le ministre de la guerre,et il lui exposa, dans le sens que nous venonsd’indiquer, les divers motifs qui l’empêchaientd’accepter le poste auquel le gouvernement venaitde l’appeler.
Le général Le Flô fit observer au chef de latroisième armée, en réponse à ses objections,que Paris n’était pas dans les conditions habi-tuelles des places de guerre, et que l’histoiren’offrant pas un seul exemple d’une situationcomparable à celle où nous nous trouvions, lesrègles généralement pratiquées pour les circon-stances identiques n’étaient ici aucunement appli-cables. Il n’y avait pas seulement à Paris uneenceinte et des forts avec une armée pour les