ARMÉE DE PARIS.
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sista très-vivement pour que le général voulûtbien se rendre chez M. Jules Favre, et qu’avantde prendre une résolution définitive, il écoutâtencore les explications du vice-président du gou-vernement.
A huit heures et demie du matin, le généralalla en effet trouver M. Jules Favre au ministèredes affaires étrangères. Le ministre lui fit con-naître tout ce que la situation lui inspirait d’in-quiétude pour la journée même qui venait decommencer. Ses appréhensions furent encoreconfirmées par l’arrivée du préfet de police,M. Cresson, qui venait offrir sa démission auvice-président du gouvernement, déclarant qu’enprésence de l’agitation croissante qui régnait dansla ville, il ne pouvait garder son poste, convaincude son impuissance à prévenir, à maîtriser ou àréprimer les troubles. Ainsi tout se désorganisaitau moment même où l’autorité d’une main fermeétait plus que jamais nécessaire. Dans des circon-stances aussi graves, il était difficile pour unhomme qui a toujours regardé l’ordre comme lepremier besoin de toute société, de se soustrairevolontairement au devoir impérieux qui venaits’imposer à lui. Pouvait-il invoquer plus long-temps, pour abriter sa responsabilité,^des motifsde considération personnelle? Devait-il enfin seretirer devant le danger? Le chef de la troisième