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L’ARMISTICE.
enfermer au fort de Vincennes. On leur adjoignitpour compagnons de captivité le commandant du101 e bataillon, qui avait marché à la tête de satroupe contre l’Hôtel de ville, et le sieur Deles-cluze, qui, après avoir prêché la révolte dans sonjournal, l’avait encouragée encore lorsque le votepopulaire l’eut placé à la tête d’une des municipa-lités de la ville.
La disette des vivres, toujours croissante, de-venait aussi l’un des plus inquiétants sujets detroubles. La misère était excessive, surtout dansles quartiers populeux, où l’ordre ne fut maintenuque grâce à des distributions régulières organiséesdans les mairies. Il y eut même à ce sujet, le24 janvier, un commencement d’émeute qui futfacilement réprimé. Le commandant en chef, sanscesser toutefois d’exercer la plus grande surveil-lance à l’intérieur de Paris, où diverses troupesfurent maintenues, dut alors porter son attentionsur la situation militaire extérieure, que nousallons rapidement exposer pour les derniers joursdu siège.