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L’ARMISTICE.
à en souffrir. Les habitants de celte ville avaientété absolument surpris dans leur quiétude par cel'eu épouvantable auquel ils ne s’attendaient pas rla terreur était générale, et chacun s’enfuyait àParis; l’amiral de la lloncière, d’ailleurs, dansl’intérêt de la défense, engageait lui-même lescraintifs à s’éloigner du danger. La ville se désem-plit si bien, qu’on ne pouvait plus trouver per-sonne pour enlever les morts et les blessés. Le tirsur la cathédrale 1 commença le 23, à une heurede l’après-midi ; il fut très-violent le 25. Quelque-fois il s’allongeait et parvenait à atteindre l’en-ceinte même de Paris : le 24, à deux heures dusoir, les obus venaient s’abattre sur les bastions29 et 32, sur la porte d’Aubervilliers et sur l’usineà gaz. Le 25, il y eut suspension momentanée dufeu, qui recommença le 26; mais le tir avait étérectifié, et tous ses coups étaient dirigés surl’usine à gaz, où il causa des dommages consi-dérables.
L’amiral de la Roncière, dont le quartier géné-ral était établi à Saint-Denis même, se multipliapendant le danger, raffermissant les courages
1 Lire sur le bombardement de la cathédrale de Saint-Deniset sur les dévastations accomplies dans la basilique et sur les tom-beaux de? rois par les Prussiens pendant leur occupation, deuxcurieuses lettres de l’abbé Testory, aumônier des éclaireurs Pou-lizac, publiées dans les journaux en février et septembre 1871.