L’ARMISTICE.
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blique. Son intervention a été rarement oppor-tune, et son influence presque toujours fatale.Peut-être était-il difficile à un gouvernement issud’un mouvement populaire de s’opposer efficace-ment aux manifestations de ceux qui l’avaientporté au pouvoir, mais il est certain qu’il ne tentaque rarement de le faire. La rigueur des lois sé-vères qui régissent l’état de siège fut singulière-ment adoucie pendant la durée de l’investissementde Paris. L’esprit public a pu, en toute libertécomme en toutes circonstances, exprimer partous les moyens imaginables les opinions les plusexagérées et souvent les plus coupables. Les clubsexistaient en permanence, on les retrouvait mêmedans la rue sous la forme de réunions nombreusesde citoyens, avec un orateur exalté pérorant aumilieu d’elles. D’autre part, une certaine presse,dont on ne saurait trop flétrir les sourdes et cri-minelles menées, entretenait l’agitation, pendantque des brochures signées par des écrivains detous les partis, de toutes les professions et detoutes les classes, ajoutaient encore à cette expan-sion périlleuse et abusive de l’opinion publique.Comme il était de notoriété que le gouvernementse laissait malheureusement influencer par tousces écrits et tous ces discours, l’ennemi, qui sa-vait profiter de tout et qui avait trouvé le moyende se procurer nos livres et nos journaux, pou-