ARMÉE DE PARIS.
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vait juger, par ces manifestations inconsidérées,de notre situation véritable.
Les clubs. — Les clubs qui ont été ouverts àParis, et sans interruption pendant tout le siège,n’ont été suspendus qu’après lechauffourée du22 janvier et sur la demande expresse du nouveaucommandant en chef. Leur nombre avait été, aulendemain du 4 septembre et dès le début de l’in-vestissement, encore bien plus considérable; maisquelques-uns n’avaient pu tenir, et ceux-là seulsoù se discutaient le plus vivement les questionsles plus passionnées et où se soutenaient les opi-nions les plus exaltées et les plus dangereuses,avaient accaparé à leur profit la grande généralitédes auditeurs. Les autres, trop modérés sansdoute et où des gens raisonnables venaient expo-ser des théories plus sérieuses et plus sensées,avaient dû presque tous disparaître devant l’indif-férence d’un public qui ne pouvait plus entendreque ceux qui flattaient les passions mauvaises ouencourageaient les folles illusions. Le dernierclub qui ait vécu siégeait à Belleville, dans lasalle Favié; il servait en quelque sorte de quar-tier général à l’émeute, et sa dernière séance,celle qu’il a tenue dans la soirée du 22 janvier, aeu pour conclusion un appel aux armes demeurésans résultat.