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L’ARMISTICE.
fait : la mesure de leur suppression arrivait troptard.
Les journaux. — Pendant le siège, tous lesjournaux ont continué leur publication, bienqu’ils aient eu à lutter contre la crise la plus for-midable qui pût menacer leur existence, la disettedu papier. Ils l’ont affrontée et supportée, d’ac-cord avec leurs lecteurs, les uns en supprimantla moitié de leur numéro, les autres en réduisantleur format, d’autres encore en paraissant impri-més sur des papiers de qualité inférieure et mêmedes couleurs les plus variées.
Le parti avancé avait dans la presse parisiennede nombreux organes très-achetés et très-lus. Sesprincipaux journaux étaient : le Combat, puis leVengeur, de Félix Pyat; la Patrie en danger, deBlanqui; le Réveil, de Delescluze, et le Cri dupeuple, de Jules Vallès. Leur mot d’ordre était lemême que celui des clubs, dont d’ailleurs ilsinspiraient ou reproduisaient tour à tour les dis-cours les plus incendiaires. La résistance à ou-trance et l’appel à la révolte par les accusationsles plus constamment répétées contre les chefs dela défense étaient les thèmes favoris de leursarticles. Ces feuilles cherchaient à répandre leurpoison jusque dans les rangs de l’armée, en luifaisant distribuer subrepticement leurs numéros.