94 L’ARMISTICE.
bastion n° 1 treize obus à l’adresse des Prussiens 1 .Enfin, pour enlever tout prétexte au feu de l’en-nemi, l’ordre fut donné par le général en chef defaire cesser sur toute la ligne les travaux en coursd’exécution, que l’artillerie allemande avait peut-être reçu mission de contrarier, malgré la sus-pension conclue. Le 27, à cinq heures du soir,de nouveaux incendies éclataient à Saint-Cloud,bien que la convention y fût certainement connuede ceux qui les allumaient.
Le général de Beaufort avait été désigné par legouvernement pour accompagner M. Jules Favreen qualité de parlementaire, et fixer, de concertavec l’état-major des armées allemandes, la déli-mitation précise de la ligne de l’armistice autourde Paris ; mais le général dut revenir sans avoirpu arriver à une entente définitive a .
La nouvelle de la suspension d’armes fut ac-cueillie par la population avec plus de calme qu’onne l’avait espéré. La journée du 27 fut tranquille ;quelques désordres sàns importance se produi-sirent seulement à la porte de la Chapelle, oùs’étaient présentés de nombreux mobiles de laSeine venant de Saint-Denis, et qui, malgré laconsigne, voulaient à toute force rentrer dans
1 L’amiral Saisset, commandant du fort, fit mettre ce maîtrecanonnier au cachot.
2 Voir aux Appendices.