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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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ARMÉE DE PARIS.

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Paris 1 . Dans l’après-midi, vers trois heures etdemie, le 175 e bataillon de la garde nationalevint faire une manifestation devant l’Hôtel deville ; toute cette troupe rassemblée proféra desmenaces de vengeance aux cris répétés de : A basles traîtres! Mais au bout d’une demi-heure, lebataillon ne se sentant ni suivi ni soutenu, avaitrepris le chemin de son quartier. Enfin, le soir,à huit heures et demie, les rapports de la policeconstataient que l’attitude de la population étaitsurtout résignée, et que les tentatives de provo-cation et d’émeute étaient demeurées inutiles.Mais, pendant la nuit, la situation prit un carac-tère plus alarmant : plusieurs chefs de bataillonde la garde nationale, au nombre de trente-cinq,se réunirent à la salle dite du Gaulois, au boule-vard de Sébastopol, et décidèrent qu’ils n’accep-taient pas l’armistice. Ils accompagnèrent cette dé-claration d’un acte de rébellion encore plus grave :méconnaissant l’autorité de laquelle ils relevaient,ils élurent entre eux un nouveau commandant dela garde nationale, le sieur Brunei, chef du

1 Le'vice-amiral de la Roncière, qui commandait à Saint-Denis, a jugé ainsi les mobiles de la Seine qu’il avait sous sesordres : « Malgré les exemples, les punitions et les récom-penses , la discipline ne peut s’implanter dans ces corps de mo-biles de la Seine. » Voir l’ouvrage déjà cité de l’amiral, la Ma-rine au siège de Paris, p. 378.