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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

étaient tous en tenue et en armes, et apparte-naient aux 107° et 136 e bataillons. Devant lamairie du Temple, huit cents gardes nationauxenviron se tenaient également prêts à marcherau premier signal. Vers trois heures du matin, lemouvement ne s’étant pas encore prononcé, leschefs, en présence du petit nombre d’hommesqu’ils avaient pu réunir, remirent à de meilleurstemps l’exécution de l’entreprise. Beaucoup degardes nationaux, fatigués d’une vaine attente,rentrèrent successivement chez eux, et il ne restabientôt plus devant Saint-Laurent que cent cin-quante gardes environ, indécis sur le parti qu’ilsdevaient prendre. Une demi-heure plus tard , lesrassemblements se dissipaient de toutes parts, etla manifestation se terminait même d’une manièrecomplètement pacifique. Les chefs des bataillonsrestés sous les armes se transportèrent les unsaprès les autres, avec les quelques hommes qu’ilsavaient pu conserver, au quartier général du3 e secteur, à la Villette, pour protester contre lareddition des forts. L’amiral Bosse les reçut avecbeaucoup de calme et de sang-froid, et parvint àles renvoyer sans conflit 1 .

La journée du 28 se passa sans troubles : quel-ques meneurs tentèrent d’empêcher, à la gare de

1 L’amiral reçut ainsi la visite successive d’officiers et de gardesappartenant à quinze bataillons différents.