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ARMÉE DE PARIS.
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Ce mouvement était sérieusement combiné : ilattestait une entente et une organisation secrètesdès longtemps préparées par certains meneurs quirêvaient déjà de substituer leur pouvoir à celuide l’autorité régulière. Comme moyens d’action,ils débutaient tout naturellement par ordonner lepillage des cartouches, mesure qui donnait à leurshommes les ressources nécessaires pour la lutte,et avait en même temps une apparence de patrio-tisme pouvant attirer à eux un plus grand nombred’adhérents. Toutefois ce complot, qui devait tropbien réussir un peu plus tard, était encore pré-maturé, et il échoua.
La nuit était froide, un vent glacé soufflait avecviolence et rendait difficiles les conciliabules enplein air. Cependant, dès le début de la mise àexécution des projets que nous venons de résu-mer, il y eut un certain ensemble. A minuit etdemi, le rappel fut battu à Belleville et dans lefaubourg du Temple, et, une demi-heure plustai’d, dans les dixième et treizième arrondisse-ments. A une heure du matin, le tocsin sonnaità Saint-Laurent, à l’église Bonne-Nouvelle, puisà Saint-Vincent de Paul. A une heure et demie,des groupes se formaient sur divers points : de-vant Saint-Laurent, une centaine d’hommes furentd’abord réunis, et bientôt, en moins d’une heure,trois cents autres étaient venus les rejoindre. Us
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