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L’ARMISTICE.
éloignée du centre et qui avait beaucoup soufferten raison des inquiétudes et des privations dusiège, cherchait à tout prix des compensations àses maux. La résistance étant terminée, unefoule de maraudeurs se répandirent de toutesparts dans la campagne, au nord, du côté de laCourneuve, et au sud, du côté de Clamart, pourse procurer des légumes et de la viande jusqu’auxlignes les plus éloignées de nos avant-postes; oneut grand’peine à les arrêter et à les contenir.D’ailleurs, toute crainte de conflit sur ces pointsavait cessé entre nos troupes et l’ennemi; maisnous pouvions considérer en silence, et l’arme aupied, sans qu’il nous fût possible, soit de protes-ter, soit de lui porter secours, l’incendie persis-tant de la petite ville de Saint-Cloud, que les Alle-mands entretenaient encore le 28 janvier, à septheures du soir.
Dans la matinée, tous les chefs de corps avaientété réunis au ministère de la guerre. Bien quel’armistice ne fût pas encore signé, ses conditionsétaient cependant arrêtées, et la signature netaitplus retardée que par quelques difficultés secon-daires. Le général Le Flô, prenant la parole,exposa aux officiers convoqués la situation tellequ’elle s’imposait au gouvernement : il ne put queconstater l’épuisement absolu des vivres, l’inuti-lité de nouveaux efforts, en même temps que les