ARMÉE DE PARIS.
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revers successifs des armées de province; il ter-mina ce triste tableau en faisant pressentir àquelles dures conditions le vainqueur consentaità accorder un armistice désormais indispensable.Ce fut avec une vive et profonde douleur que tousles officiers rassemblés autour du ministre accueil-lirent cette cruelle communication, et les senti-ments qu’ils montrèrent ou qu’ils exprimèrentalors traduisaient ceux de l’armée tout entière.Le lendemain, un ordre du jour du ministre dela guerre lui fit d’ailleurs connaître officiellementla pénible vérité *.
Pendant ce temps, les négociations se conti-nuaient à Versailles. Le général de Valdan,- chefd’état-major de l’armée de Paris, demandé parM. de Moltke, en remplacement du général deBeaufort, réglait avec le chef d’état-major del’armée allemande le détail des concessions con-senties par le gouvernement pour l’armée deParis. Il avait, certes, fallu les nécessités invin-cibles d’une situation inexorable pour nous obli-ger à accepter de telles conditions ! Tous les fortsdevaient être remis entre les mains des Prus-siens, et l’armée assiégée abandonnerait au vain-queur ses armes et ses canons. Nous avionsvainement négocié pour obtenir que les troupesqui nous étaient laissées pour la surveillance inté-
' Voir aux Appendices.