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L’ARMISTICE.
nommé par le gouvernement, il lui devait obéis-sance. Il subit comme tout le monde les duresconditions imposées par le vainqueur, en se ré-signant à faire procéder au désarmement destroupes. Aussi doit-il hautement repousser touteresponsabilité dans l’accomplissement des me-sures et des actes publics qui ont accompagné ladésastreuse conclusion de la guerre.
Cependant la diminution des vivres obligeait legouvernement à hâter encore la signature de l’ar-mistice; il était nécessaire que cette formalité eûtlieu dans la journée du 28 , on ne pouvait attendreplus longtemps. Déjà, pour venir en aide à la po-pulation et utiliser tout ce qui restait d’appro-visionnements dans les forts, le ministre de laguerre avait ordonné de faire distribuer quatrejours de vivres aux troupes qui s’y trouvaient, etde faire ensuite rentrer le reste dans Paris. Depuisquelque temps d’ailleurs, la ville ne vivait plusguère que sur les ressources qu’une sage pré-voyance avait accumulées pour l’armée. L’armis-tice fut en effet signé ce même jour, 28 janvier, etaussitôt les mesures nécessaires à l’accomplisse-ment des stipulations qu’il imposait à l’arméefurent prescrites par le commandant en chef. Ilfallait détruire les fils destinés à mettre le feu auxmines préparées à l’avance en vue de faire, aubesoin, sauter les forts; il fallait aussi les faire