ARMÉE DE PARIS.
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la force considérable qui lui était laissée allaitdevenir promptement un danger, surtout en pré-sence du peu de ressources défensives que possé-derait le gouvernement. Depuis, M. Jules Favrea dû reconnaître publiquement, dans une circon-stance solennelle, combien avait été malheureuxet fatal l’article de la convention qui favorisait sicomplètement la garde nationale 1 , et dont l’ac-ceptation avait alors rempli son cœur d’une tellejoie !
Les négociations ouvertes par le gouvernementavaient été suivies par le ministre des affairesétrangères : des décisions y furent prises par luiau nom de la France tout entière, et le mêmeacte stipula à la fois la question des élections po-litiques et celles qui étaient relatives à toutes lesarmées qui avaient combattu soit sous Paris, soità l’extérieur, sur la Loire, à l’Ouest, au Nord età l’Est. Le commandant en chef de l’armée deParis ne put avoir, dans cette circonstance, au-cune initiative particulière ou spéciale, il ne par-ticipa ni à la direction des négociations, ni à larédaction de la convention, et encore moins àsa signature. Son devoir était donc tout tracé :
1 A la séance du 21 mars, à l’Assemblée nationale. « .... Jeme suis trompé, s’écrie M. Jules Favre, en conservant les armesà la garde nationale.... J’cn demande pardon à Dieu et auxhommes. »