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L’ARMISTICE.
leur impuissance, et ils souhaitaient tous que laprompte et définitive conclusion de la paix vîntmettre un terme à un aussi déplorable état dechoses. Les chefs de secteurs avaient voulu seretirer; le président du gouvernement dut lesconjurer de conserver jusqu’à la fin leur comman-dement : « Au nom des plus chers intérêts de la» cité et de l’ordre public, je vous demande de» conserver votre commandement pendant la crise» présente. « Ces postes importants pouvaient de-venir et sont en effet devenus dangereux, et ilimportait que leurs chefs y demeurassent au mi-lieu de leurs anciens soldats, qu’au moment d’unpéril quelconque ils parviendraient peut-êtremieux que personne à maintenir dans l’ordre etdans le devoir.
Dès le 28, jour de la signature de l’armistice,la police avait signalé de regrettables scènesd’h r resse et de débauche qui s’étaient passées auboulevard de la Chapelle. Le lendemain 29, elledemandait au gouvernement de caserner lestroupes, en constatant le danger qui devait résul-ter des campements sur les places ou les prome-nades publiques; elle ajoutait qu’il y avait plusd’inconvénients encore pour la sûreté et la bonnetenue de la ville à laisser les soldats logés chezles habitants. Elle signalait aussi des actes derébellion de plusieurs mobiles du 9° secteur, qui,