ARMÉE DE PARIS.
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avec une population dont une partie prête à sesoulever lui était contraire, et dans le passé, dessouvenirs, hélas ! des plus décevants et des pluspénibles. Aussi le sentiment général qui se ma-nifesta dans l’armée au lendemain même de lacapitulation fut-il celui d’une lassitude profondeet d’un découragement complet. Après une lutteaussi terrible et aussi longue, chacun avait desaspirations différentes, mais dont la réalisationexigeait avant tout la conclusion de la paix. Lesmobiles et les soldats de la réserve, arrachés pourla plupart aux travaux de leur commerce ou deleurs champs, pouvaient calculer alors les pertesque leur absence avait causées et celles que laprolongation de l’armistice allait causer encore.Ils demandaient tous, et ils ne s’en cachaientpoint, à retourner dans leurs foyers; ils savaientque la paix seule pouvait amener ce résultat. Cer-taines troupes, plus solides et mieux disciplinées,affichaient moins ouvertement leurs vœux; maisd’autres au contraire, et à leur tête les mobilesde la Seine, qui avaient toujours donné tant depreuves de leur insubordination et de leur turbu-lence, ne voyaient dans la lin de la guerre quel’occasion de secouer le joug trop pénible pour euxde la discipline militaire.
Dans de telles conjonctures, les officiers, depuisle sous - lieutenant jusqu’au général, sentaient