ARMÉE DE PARIS.
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gendarmerie fut organisé pour la sauvegarde despropriétés particulières. Le manque de combus-tible était le principal prétexte de ces désordres ;le gouvernement chercha à y remédier en orga-nisant un service spécial qui, traversant les lignesennemies avec l’autorisation de l’état-major prus-sien, allait chercher des approvisionnements debois à brûler jusque dans la forêt de Bondy.
3 février.
La consigne qui interdit la sortie des chevauxest levée. En même temps, les gares des cheminsde fer sont évacuées par les gardes nationaux quiles occupaient, et vont reprendre leur destinationnormale.
On répand une proclamation de M. Gambettaoù le ministre de l’intérieur et de la guerre enprovince proteste contre la conclusion de l’ar-mistice 1 . Cette proclamation cause une grandeexaspération au quartier général de l’armée alle-mande. Les négociations pendantes en souffrent;des difficultés nouvelles sont soulevées par- II. deBismarck, et les Prussiens vont jusqu’à nous me-nacer d’arrêter le ravitaillement de Paris.
1 Cette proclamation fut d’abord publiée par le journal deM. Rochefort, le Mot d’ordre, qui eut également la faveur defaire connaître à la capitale le fameux décret de M. Gambetta surles incompatibilités en matière d’élection.