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L’ARMISTICE.
forcément pendant le siège, réclament instam-ment l’évacuation de leurs résidences depuis long-temps occupées par les troupes qui y avaient étécasernées. Cette mesure, à laquelle le gouver-nement ne peut se refuser, crée encore de nou-velles difficultés et aggrave les charges imposéesà la population, à laquelle on est obligé de de-mander le logement pour ces troupes. Ainsi, le 9,l’abattoir de la Villette fut rendu à sa destination,et les nombreux soldats qui y campaient durentêtre répartis chez l’habitant; les baraquements duLuxembourg, qui contenaient beaucoup de mo-biles, furent également évacués pour recevoir lesmalades rendus par les ambulances privées. Cettesituation causa de grands embarras, en raison dela pénurie et de la cherté du charbon et du bois,les habitants qui donnaient le logement aux troupesne pouvant leur fournir, pour cuire leur nourri-ture, le combustible auquel elles avaient droit, etque beaucoup ne possédaient même pas.
11 février.
La situation s’aggravait de jour en jour aumilieu des menaces continuelles auxquelles l’ar-mée était en butte de la part d’une certaine partiede la population. A Belleville surtout, l’exaltationne. connaissait plus de bornes : les généraux etles autres officiers inférieurs étaient insultés à tout