ARMÉE DE PARIS.
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8 février.
Ce jour est celui qui a été fixé pour les élec-tions générales de toute la France. La périodeélectorale a été si courte et les réunions politiquessi peu nombreuses, que les esprits n’ont pas étéaussi agités et surexcités qu’on aurait pu lecraindre. La journée se passa tranquillement etsans aucune apparence de trouble. La populationcivile vota d’un côté et l’armée de l’autre, la plusgrande partie de celle-ci appartenant aux dépar-tements avec lesquels les communications postalesn’étaient pas encore rétablies.
Dans l’après-midi, une affiche rouge fut placar-dée en différents endroits sur les murs de Belle-ville : elle demandait la mise en accusation detous les membres du gouvernement, et étaitsignée des noms de Raoul Rigault, président;Lavalette, Tanguy, Henri Verlet, assesseurs 1 .
9 et 10 février.
Les grandes administrations publiques, qui sepréparent à reprendre leurs services interrompus
1 De ces quatre individus, uu seul a rempli un rôle considé-rable sous la Commune, c’est Raoul Rigault. On retrouve Lavalettemembre de la commission de l’habillement et du campement à laguerre (19 mai). Tanguy devient membre de la municipalité pro-visoire du 1 er arrondissement (3 avril). Quant à Verlet, son nomne ligure pas au Journal officiel de la Commune.