128
L’ARMISTICE.
A Paris régnait un calme apparent. Une réu-nion insurrectionnelle qui devait avoir lieu le soirmeme à la salle des Pavillons put heureusementêtre empêchée, sans troubles, par la seule actionde la police.
19 février.
La remise des armes de la garnison de Parisstipulée par l’armistice vient de se terminer; maisil résulte du compte présenté par le service del’artillerie qu’il a livré, par erreur, à l’armée alle-mande douze mille fusils en plus du chiffre qu’ons’était engagé à verser'. Il faut constater, à l’hon-neur de la loyauté prussienne, que sur la récla-mation du général commandant en chef l’arméede Paris, ces armes nous furent rendues quelquetemps après la signature de la paix.
20 février.
Les meneurs continuent leurs tentatives de*soulèvement dans les faubourgs, mais jusqu’alorsleurs efforts ne sont pas couronnés d’un bien grandsuccès. La veille, une réunion qui devait avoirlieu à la salle Rochechouart avait pu échouer, parsuite de mesures préventives habilement prises
1 Ces douze mille fusils se trouvaient, inachevés, dans les arse-naux de l’État. C’est par un scrupule exagéré de loyauté que leservice de l’artillerie avait cru devoir les livrer à l’ennemi.