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L’ARMISTICE.
tourant les soldats, discourant et môme, sur cer-tains points, fraternisant avec eux
La nouvelle qui s’était répandue dans Paris del’entrée des Prussiens pour le 27 était prématu-rée, mais elle n’était pas invraisemblable, puisquel’autorité elle-même ignorait qu’elle dut être dif-férée. La journée du 26 fut employée à l’évacua-tion des poudres et cartouches du 6 e secteur, quine put se faire qu’avec beaucoup de précaution etde lenteur, et la population, qui la voyait s’ac-complir, conjecturait avec raison quelle n’avaitlieu qu’en prévision de l’entrée prochaine del’ennemi.
Au moment où le bombardement avait paruimminent, les poudres avaient été réparties surtout le pourtour de l’enceinte, en évitant lesgrandes accumulations. Des magasins de muni-tions se trouvaient établis sur tous les points, etdes approvisionnements de cartouches existaientprès des quartiers généraux de chaque secteur.On songea tout d’abord, après l’armistice, à fairerentrer ces munitions, mais l’opération ne putavoir lieu aussi rapidement qu’on l’aurait voulu.Les attelages de l’artillerie, fort réduits par suitedu siège, où une grande partie avait dû être livrée
1 u Sur !a place'de la Bastille, écrit le maire de Paris au com-mandant en chef, vos troupes sont absolument mêlées aux groupeset fraternisent. »