ARMÉE DE PARIS.
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comme objet de consommation, furent employésà porter dans les forts les armes que la capitula-tion nous obligeait à remettre aux Prussiens;quelques-uns, en outre, avaient été mis à la dis-position des compagnies de chemin de fer 1 pourassurer le transport du ravitaillement des garesjusque dans Paris; les autres, enfin, aidaientété utilisés, dans les quartiers que les craintesd’émeute rendaient les plus dangereux, à l’éva-cuation des munitions qu’on y avait concen-trées 2 3 . Mais les magasins des remparts conser-vaient encore leur approvisionnement, et il n’étaitmême pas prudent de l’enlever tant que la paixn’était point signée, et que par conséquent lareprise des hostilités était à la • rigueur encorepossible.
Le parti du désordre n’ignorait pas cet en-semble de circonstances, et il tira habilementparti de la situation difficile où se trouvait placéle gouvernement. Sous le prétexte que les Prus-siens en entrant dans Paris s’empareraient descanons que l’on n’aurait pas eu le temps d’enle-ver, la foule se porta d’abord au parc d’artilleriede la place Wagram : le poste de garde nationale
1 Les chevaux employés aux nombreux services du camionnage
des chemins de fer avaient été également livrés à la consommation.
3 Le 26 au malin, on achevait de retirer de Belle ville troismillions de cartouches.