ARMÉE DE PARIS.
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Le Comité central de la rue de la Corderie,dont nous avons signalé la naissance, entretenaittoute cette agitation et même la dirigeait : il don-nait le mot d’ordre et imposait sa volonté, natu-rellement en contradiction avec les ordres etprescriptions du pouvoir régulier. Il voulut ter-miner cette journée, qui avait débuté par uncrime, par une véritable revue des forces surlesquelles il pouvait compter. La réunion de lasalle de la Marseillaise avait décidé que le peuplerésisterait par les armes à l’entrée de l’ennemidans Paris. Dès neuf heures du soir, le rappelbat à Belleville; à onze heures et demie, deuxmille gardes nationaux sont réunis et se dirigentvers la place dû Château-d’Eau, où le rendez-vousest indiqué. L’agitation gagne d’autres quartiers;à minuit et demi, le tambour bat dans le fau-bourg du Temple, et une heure plus tard du côtéde la Sorbonne. Les gardes nationaux quittentleur demeure et descendent dans la rue; beau-coup paraissent indécis et peu disposés à allerdisputer l’entrée de la ville aux Prussiens. La rueSaint-Antoine est remplie de monde, ainsi que lax*ue de Rivoli; le boulei r ard Richard-Lenoir et larue Oberkampf sont sillonnés par une foule degens armés. Le 63 e bataillon occupe la mairie dutroisième arrondissement, et le 141“ se rend à laplace Wagram. Le maire de Paris affirme pour-