ARMÉE DE PARIS.
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au Ranelagh. L’amiral Fleuriot de Langle se re-fuse énergiquement à donner les pièces ; alors lesofficiers délégués font une tentative pour attirer àeux les bataillons de la garde nationale du quar-tier, qui résiste sagement à leurs suggestions. Unpeu plus tard, à quatre heures et demie, unenouvelle colonne, forte de trois mille gardes na-tionaux, descend par la rue Royale sur la placede la Concorde, et remonte également les Champs-Elysées. Le désordre est le même partout. Laprison de Sainte - Pélagie est attaquée par huitcents hommes et forcée. A six heures du matin,l’agitation est extrême à Montmartre.
Cependant, les bataillons armés qui ont marchétoute la nuit en vue d’arrêter l’ennemi s’aper-çoivent, au lever du jour, que les Pnissiens nese montrent pas : la matinée est brumeuse, etune petite pluie fine et pénétrante 'commencemême à tomber. Réunis autour de l’Arc detriomphe et sur le Trocadéro, les officiersbraquent en vain leurs lunettes sur tous lespoints de l’horizon : aucun ennemi ne se pré-sente. Vers six heures et demie, les bataillonsde Belleville et de la Villette, qui sont au Troca-déro, commencent à redescendre par le Cours-la-Reine; enfin, à huit heures, les derniers ba-taillons prennent le chemin de leurs quartiersrespectifs.
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