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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

Les événements qui venaient de se passern’avaient pas amené de collision sanglante, maisils devaient être pour le gouverneihent la caused’une grande préoccupation et d’une vive inquié-tude. Près de dix mille hommes en armes étaientaccourus et avaient obéi à l’appel d’une autoritéocculte qui venait de se dresser, cette fois publi-quement, en présence de l’autorité régulière. Laforce militaire se trouvait placée pour ainsi direentre deux feux, elle avait les Allemands d’uncôté et l’insurrection de l’autre. Comme, à partun petit corps de troupes d’un effectif vraimentridicule devant un tel soulèvement des esprits etune aussi audacieuse menace d’agression, elleétait complètement désarmée et par conséquentimpuissante, elle ne pouvait résister avec effica-cité, pas plus à l’ennemi du dehors qu’à celui dededans.

27 février.

L’agitation continue. A huit heures du matin,le général Callier, chef du 2° secteur, voit sonquartier général envahi ; le petit dépôt des car-touches du secteur est enlevé, et le général sé-questré au siège même de son commandement.A cette nouvelle, le commandant en chef, qui nepeut employer la force pour le secourir, fait par-venir au général le conseil de tâcher de s’échap-