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L’ARMISTICE.
Vosges, de s’assurer des portes de Paris et des’emparer de l’Hôtel de ville. Le sieur Darrasavait été investi du commandement de l’opérationpar la réunion, qui, en se séparant, fit deux ten-tatives de pillage sur le magasin de munitions dela rue de Flandre, où des cartouches furent seu-lement enlevées
La journée se passe, comme les précédentes,au milieu des mômes agitations tumultueuses : laplace de la Bastille est de nouveau envahie parles manifestations. A la gare de l’Est, le 258' ba-taillon s’empare de vive force des fusils et descartouches ; des scènes de pillage ont lieu au Ra-nelagh, où des pièces de canon sont prises etemmenées, et au faubourg Saint-Antoine, prèsdu poste-caserne n° 2. A la préfecture de police,une tentative est faite pour enlever une batteriede mitrailleuses de l’armée; une autre, égalementsans résultat, a lieu à l’Arsenal. A Montmartre,les canons saisis par les bataillons du quartier sontportés au sommet de la butte : de toutes parts desbarricades sont élevées dans les rues qui y con-duisent, notamment au boulevard Ornano, à la
1 Cette bravade n’eut pas d’autres suites, et le commandementdu sieur Darras fut purement nominatif. On ne retrouve pas cetindividu parmi les fonctionnaires portés au Journal officiel de laCommune, où ne figure qu’un sieur Darras (Octavie) comme gref-fier de justice de paix. Voir le n° du 1 $ mai 1871.