ARMÉE DE PARIS.
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rue Dejean, deux à la place du Château-Rouge,au coin des rues Custine et Poulet; une cinquan-taine de bouches à feu s’y trouvent en batterie.Partout, dans Paris, l’anxiété est générale : leshommes d’ordre accusent le gouvernement defaiblesse; hélas! c’est d’impuissance qu’il fallaitl’accuser, et nous en avons déjà signalé les rai-sons, qui ressortent tout naturellement du simpleexposé des faits. Le gouvernement avait d’ailleurs,ce jour-là, bien d’autres inquiétudes : les Prus-siens devaient entrer à Paris le lendemain, et lacrainte d’un conflit éclatant entre eux et le partidu désordre, alors si exalté et si fort, préoccupaità bon droit le chef de l’armée et ceux qui l’entou-raient. De ce conflit, s’il était malheureusementengagé, pourraient naître les complications lesplus terribles : des sacrifices d’hommes aussi san-glants qu’inutiles, le pillage possible de la capi-tale par un ennemi justement irrité, l’aggravationdes prétentions qu’il avait déjà proclamées, etenfin, peut-être, la reprise de la guerre, qui auraitlieu alors dans de telles conditions que sa duréeet son issue pouvaient être prédites et certifiées àl’avance !
Le gouvernement devait donc avoir pour seul*souci, à cette heure critique, de prévenir à toutprix une lutte dans la ville entre l’armée ennemiequi allait y entrer et les bandes de gardes natio-